Satires

Les latinistes de 4e A et C, après avoir lu des extraits de la satire de Juvénal (embarras-Rome_Juvenal) et de celle de Boileau (embarras-Paris_Boileau), ont eux aussi produit la leur : les embarras de Jean Moulin.

Ce sont des satires « express », composées en moins d’une heure, à savourer rapidement et sans modération !

Satire : Les embarras du collège Jean Moulin      

         Au collège Jean Moulin, c’est pire que la guerre : les couloirs sont des tranchées. Les douces voix de MM. Cognet et Arabi résonnent dans nos oreilles comme les obus en temps de guerre. Le mot « carnet » est celui que nous craignons le plus. Les chewing-gums sous les tables sont de vraies mines !!

         Il y a tellement de monde qu’on ne peut pas passer, les embouteillages sont pires que sur l’A6. Il faudrait ajouter un troisième escalier au-dessus du CDI pour arriver à circuler.

          Les 6èmes sont des révolutionnaires si petits qu’on ne les voit pas…

           L’or le plus précieux du collège est le « 4 couleurs »…

           On est tellement serré dans les escaliers qu’on a les traces des barrières dans le dos : c’est un plaisir.

           Quand M. Dione circule dans les couloirs, tout le monde le laisse passer comme un roi sur sa litière.

Denis Demirel et Nicolas Paitier.

Les embarras de Jean Moulin

 Dans les couloirs, l’agitation se fait sentir.

En sortant de classe, nous voyons une foule, au loin.

Emportés par cette foule, nous constatons :

Des carnets qui se baladent,

Des élèves qui courent à leur poursuite,

D’autres encore qui prennent leurs jambes à leur cou, donc la fuite.

Des embouteillages créent des bousculades.

On a l’impression que des boulettes de canon,

ou plutôt des rochers

Nous tombent sur les pieds.

Le brouhaha des couloirs ferait penser à un zoo,

Et les cris des 6èmes feraient penser à des klaxons.

Ce tsunami d’élèves nous fait voyager à l’autre bout du couloir.

Il faudrait être le titan colossal pour circuler en paix.

Nous sommes, hélas, obligés de traverser ce labyrinthe.

Il nous faudrait des armures pour escalader cette pente

Qui mène sur les territoires ennemis

Ryan Semedo, Catherine Boun, Yvenlee Vonin, Ornella Agonglo.

Les embarras de Jean Moulin

C’est un établissement turbulent

Mais surtout amusant :

Nos sacs sont tellement lourds qu’on pourrait basculer en arrière ;

Sur les escaliers, les rambardes font barrière ;

On est tellement compressé

Qu’on ne peut pas passer.

En classe, on fait le carnage,

Ce qui déplait au voisinage.

Il faut avoir la taille de M. Dione

Et être féroce comme des lionnes

Pour circuler dans les couloirs

Et se faire voir.

Dans les escaliers il faut faire attention de ne pas écraser

Les 6èmes et nos pieds.

Des fois on se fait emporter

Par la foule comme nos carnets.

Voilà Jean Moulin

Et, malgré tout, ensemble on ne fait qu’UN.

 Mariam Dembelé, Myriam Miladi, Sarah Bensaïda.

 La circulation de J.M.

           Circuler dans ce collège est aussi facile que, pour un poisson, nager avec la queue caudale en avant. Dans les couloirs, c’est la loi du plus grand. Les géants survivent, les plus petits se font écraser. La circulation est comparable à un courant marin dans lequel se trouvent des requins affamés.

          Et la cour de récré, cette magnifique et innocente récréation, est pleine de gens qui se battent tout le temps. Lorsqu’un duel de cowboys survient, il attire les élèves tels un morceau de sucre à côté des fourmis. Mais quand les professeurs surgissent comme des prédateurs, ils s’éparpillent tous.

 Youri Mesli, Aboudou Camara, Fiola Koxha.

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